Ô BGAYETH BIEN NÉ MAIS...

 

Ô BGAYETH BIEN NÉE MAIS...

 



 

Ah ! Saldae !

Ah ! Naciria !

Ah ! Cité des Hammadites !                             

 

 

Ah ! Bougie !

Ah ! Béjaia !

Ah ! Bgayeth !

 

Où est ta culture ? Où est ton savoir-vivre ? Où est ton Histoire ?

Où es-tu ? Que fais-tu ? Que deviens-tu ?

Où sont tes vestiges ? Où se terrent tes trésors ? Où se cachent tes splendeurs ?

Que sont devenus tes jardins ? Où sont passés tes sites ? Où sont parties tes traditions ?

Où, quand, comment, pourquoi as-tu changé ?

Où, quand, comment, pourquoi t’es-tu déguisée ?

Où, quand, comment, pourquoi t’es-tu négligée ?

 

Ah ! Belle cité, refuge des érudits !

Ah ! ville historique, témoin du passé !

Ah ! Capitale légendaire au riche patrimoine !

Ah ! Imma Gouraya !

 

Le Port et la Jetée, le Phare et le Cap Carbon, les Aiguades et les Plages, la Place du 1er Novembre et la Plaine, les Squares et les Parcs, la Kasbah et les Souks, les rues et les Boulevards, le théâtre et le Cinéma, le Sport et la Musique... Le, la, les, un, une, des, des mots devenus des maux.

 

Où se trouve ton âme ? Qu’est-devenue ta vie ? Où est passée ta fierté ?

Jadis, la flamme de ta bougie rayonnait sur tout le territoire, et même au-delà des frontières !

Or, la cire a fondu, la lueur s’est éteinte, la chandelle est morte...

Ah ! Bgayeth, que ne renais-tu de tes cendres comme le Sphinx de la Mythologie ?

 

Réveille-toi donc et ravive ta flamme !

 

De toi, tes enfants ne sont jamais las, et sache que pour toi, ils sont toujours là...

 

 

Commentaires (1)

1. Abdelaziz DJABALI. 06/06/2014

GLORIEUSE ÉPOPÉE DE BEJAIA.
HOMMAGE AUX ENFANTS DE LA RÉVOLUTION, ET DE L INDÉPENDANCE.
Je me rappel lors d'une manifestation des années 60 à béjaia,à l'époque nous habitions les bâtiments de la cité Bordeaux, et c'était nous les petits enfants qui avaient les premiers commencées a manifesté en scandant : Algérie Algérienne, Tahya el Djazair etc...etc.. puis les grands se mêlèrent à notre groupe, pour ainsi devenir au fur et mesure une immense foule, une véritable marais humaine, des hommes, des femmes, et des enfants et tout le monde scandait les mêmes slogans mêlés aux youyous, c'était la première fois de ma vie que je voyais le drapeau algérien, il y en avais pas beaucoup, j'étais au premier plan parmi les bambins de mon âge, j'avais 8 ans, en descendant la ruelle, tout en criant avec la force de toutes mes cordes vocale, Tahya el Djazair je m’époumonai, c'est alors que que j'aperçus un soldat français entrain de placer au milieu de la rue une mitrailleuse type 24, à ce moment là, j'ai vite deviné la tournure de la situation et des évènements, j'ai fuis en courant à la maison, peu après, j'ai entendu des coups de feux, par saccades, et par rafales ininterrompus, j'ai entendu des cris, des hurlements, mêlés aux slogans, les gens fuyait dans tous les sens, entraient dans les maisons, puis revenaient à la charge, les soldats français courraient derrière eux, tiraient sans pitié, défonçaient dans un brouhaha indescriptible, et un vacarme terrible et assourdissant les portes à coups de crosses, de godasse et à l aide de pelles métalliques qu'ils portaient à leurs ceintures;
je regardais la scène par les fentes de la fenêtre de notre salon, je voyais les gens traînées les morts, les blessés, le sang était partout, c'était un jour terrible et indescriptible, j'ai failli mourir de peur, ce jour là jetais inconsolable, j'aperçois une jeune fille aux prises avec un soldat qui tentait de lui arrachait le drapeau algérien qu'elle portait sur elle, il lui déchira le corsage de sa robe, découvrant ainsi sa poitrine, un autre algérien accouru vers elle, dans un élan fraternel et de solidarité, et l'enveloppa de sa veste, l'armée coloniale tire sur les manifestants, les béjaouis répliquaient par des jets de pierres, et cela jusqu'à la tombée de la nuit, chaque algérien qui tombaient sous les balles étaient accueillis, par les youyous des femmes; la citée était totalement quadrillée;
le lendemain on enterra les morts au cimetière de Sidi Mhamed juste à coté de notre cité, ce jour là, j'ai su ce que valait le courage, la bravoure et le patriotisme des algériens, sans oublier le jour ou l'armée coloniale larguait des tracts par hélicoptère annonçant la mort du colonel Amirouche, et en même temps la fin de la rébellion, que le FLN était décapité, sans oublier ainsi le 19mars 1962, et ce qui s en suivit après avec les OAS et ses attentats, les meetings que tenaient les responsables du FLN, et de L'ALN, devant le palier de notre maison qui donnait sur une grande cour ou parking, la confection des drapeaux algériens, les discours politiques, les Anachides qu'on nous apprenaient dans les garages de la citée, les écriteaux sur les murs, les frontons des immeubles et des bâtiments tel : Vive le FLN,Vive L'ALN, un seul héros le peuple, votez oui FLN, gloire à nos martyrs,Allah Yerham Echouhadda, le jour du référendum, et enfin le jour de gloire 5 JUILLET 1962, jour de l'indépendance, nous étions les enfants de la révolution, les enfants de l'indépendance, et ce que j'ai relaté n'est qu'une de toutes les manifestations vécues à béjaia.

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